Jon Kabat-Zinn à Bruxelles le 24 avril

 

 

 

 

 

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Bonjour à tous,

Jon Kabat-Zinn donnera une conférence à Bruxelles le 24 avril prochain, à l’occasion de la sortie de la 2e édition de son livre « Au cœur de la tourmente, la pleine conscience – Réduire le stress grâce à la Mindfulness : programme complet en 8 semaines ».

L’asbl Emergences organise cet événement exceptionnel avec les Editions de boeck. En cliquant sur le lien suivant, vous trouverez toutes les infos et pourrez vous inscrire en ligne :http://www.emergences.org/events/conference-de-jon-kabat-zinn-la-mindfulness-cultiver-la-paix-et-le-bien-etre-au-quotidien-009b212a-0e4f-4a3d-8b17-f241bf6cfaf4

Je suis vraiment heureux de partager cette nouvelle avec vous.

Ces lignes vous sont adressées à titre professionnel et/ou amical : n’hésitez pas à les faire circuler.

Le stress rétrécit littéralement le cerveau

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Article écrit dans le vif lien ici

 

Le stress engendre non seulement de l’anxiété, mais peut aussi littéralement rétrécir le cerveau. Pour contrer ses effets néfastes, la méditation ou une activité sportive se révèlent bénéfiques

 

Le stress chronique peut mener à des maladies physiques ou mentales comme la dépression. De nouvelles études menées par les universités de Berkeley (Californie) et de Yale (Connecticut) viennent démontrer que le stress pouvait aussi littéralement rétrécir le cerveau, relate De Morgen. Heureusement, des solutions existent pour lutter contre ses effets néfastes.

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Le stress est la maladie du siècle, il représente, en biologie, l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement. Daniela Kaufer, professeur à l’université de Berkeley et son équipe se sont penchés sur le mécanisme neurologique du stress. « Dans le cerveau, nous pouvons grosso modo distinguer deux sortes de cellules« , explique-t-elle. D’un côté, la matière grise: les cellules et les neurones qui traitent et enregistrent les informations. De l’autre côté, la matière blanche ou la myéline. Dans cette zone se trouvent les fibres nerveuses qui se chargent de la transmission rapide des signaux entre les cellules du cerveau.

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Il ressort de l’étude de Kaufer que le stress chronique stimule le développement de la matière blanche du cerveau et ralentit la production de matière grise. Résultat : dans une partie spécifique du cerveau – l’hippocampe qui régule les émotions – un excès se créé dans la matière blanche. « Ce trop-plein de signaux qui arrivent dans la matière blanche perturbe la communication et le bon timing du transfert d’information entre les cellules du cerveau« , commente le professeur Kaufer.

Quand la masse grise diminue dans le cortex préfrontal, il est alors plus difficile de contrôler son anxiété et ses réactions aux situations de stress. Le cortex préfrontal étant le siège de différentes fonctions cognitives dites supérieures comme le langage, la mémoire de travail, ainsi que la région du goût et de l’odorat. La diminution de la matière grise présente dans cette zone peut ainsi avoir une influence négative sur l’apprentissage. La combinaison entre une perte de la matière grise et un trop-plein de substance blanche est néfaste pour l’intellect et le système émotionnel et peut mener à des troubles de l’humeur et à des angoisses. « Quand la liaison entre le système de régulation des émotions et la mémoire s’améliore, les réponses d’un individu aux situations de stress s’améliorent« , ajoute Kaufer.

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La pleine conscience à la rescousse

 

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                                Une autre étude de l’université de Yale avance que le stress chronique mène à une perte de la fonction des synapses. La synapse désigne une zone de contact fonctionnelle qui s’établit entre deux neurones, ou entre un neurone et une autre cellule (cellules musculaires, récepteurs sensoriels…). Le stress produirait alors aussi une perte de la matière grise dans le cortex préfrontal. Le cerveau des personnes qui vivent en situation de stress depuis quelques années développe une sensibilité exacerbée envers des situations stressantes.

                                Des solutions existent pour lutter contre cette réaction excessive face à des situations stressantes. Selon une étude d’Harvard, la pleine conscience (ou « mindfulness ») est une méthode efficace pour contrer les pertes fonctionnelles du cerveau et pour lutter contre le stress. Chez des personnes ayant pratiqué la pleine conscience pendant 27 minutes par jour durant 8 semaines, les chercheurs ont remarqué une augmentation de la matière grise dans l’hippocampe et une diminution des neurones dans la partie du cerveau la plus active en cas d’angoisse ou de stress. Des activités comme la marche ou d’autres sports semblent aussi augmenter l’activité de cette zone de l’hippocampe et stimuler le cerveau

I Extrait d’un article du site le vif.be

http://www.levif.be/actualite/sante/le-stress-retrecit-litteralement-le-cerveau/article-normal-365987.html

Médecine intégrative au Canada

 

La Médecine Intégrative (MI) est actuellement bien établie dans les centres universitaires anglophones de l’Amérique du Nord. C’est une pratique bien appréciée par les patients, ainsi que par les professionnels de la santé. Par contre, dans les milieux francophones, c’est un domaine encore naissant et peu connu. Ce flou peut être nuisible aux patients et certains charlatans vont même jusqu’à profiter de cette « appellation » pour extorquer de l’argent aux patients fragiles.

En tant que Responsable du Comité Éducatif de la Société Intégrative d’Oncologie, j’ai le devoir de m’assurer que des informations adéquates sont diffusées quant à ce domaine émergent, tel que défini par le Consortium des centres académiques de santé en médecine intégrative. Bien que ces informations existent en anglais, peu de sites web francophones existent sur ce sujet. J’ai donc créé ce blogue qui aura deux objectifs principaux :

Protéger les patients en les informant sur la nature, ainsi que la philosophie de la MI, tout en les guidant vers les thérapies complémentaires reconnues et validées scientifiquement.

Faciliter la collaboration d’intervenants travaillant dans ce domaine afin de promouvoir son expansion dans les milieux francophones.

http://drboukaram.com/medecine-integrative/

 

Le pouvoir de la gratitude

Florence Servan Schreiber

Formée à la psychologie transpersonnelle en Californie, Florence Servan Schreiber, journaliste et diplômée de la JFK University, a été parmi les premières à enseigner la programmation neuro-linguistique en France dans les années 1980. Chantre de la psychologie positive, elle applique aujourd’hui les découvertes scientifiques de la psychologie à la recherche du bonheur et du bien être.

 

Y a t’il une vie avant la mort ? Pierre Rabhi

Découvrez cet homme d’une qualité humaine et de conscience…

 

Pierre Rabhi est un agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, pionnier de l’agroécologie et inventeur des concepts « d’oasis en tous lieux » et de « sobriété heureuse ».

Défendant un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre, il soutient le développement de pratiques agricoles accessibles à tous, notamment aux plus démunis, tout en préservant les patrimoines nourriciers (agroécologie).
Depuis 1981, il transmet son savoir-faire dans les pays arides d’Afrique, en France et en Europe, cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux populations.

Il est aujourd’hui reconnu expert international pour la sécurité alimentaire.
Il a participé à l’élaboration de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification.

En 2002 il s’est présenté à l’élection présidentielle française appelant à une « insurrection des consciences » porteuse d’un autre projet de société où l’être humain et la nature seraient la priorité.
Il est l’initiateur de Colibris, de Terre & Humanisme et préside la Fondation Pierre Rabhi pour la sécurité, la salubrité et l’autonomie alimentaire.

Livres :
Paroles de Terre, éd. Albin Michel
Du Sahara aux Cévennes, éd. Albin Michel
Graines de Possible, co-signé avec Nicolas Hulot, éd. Calmann Lévy
Manifeste pour la Terre et l’Humanisme, éd. Actes Sud
Vers la Sobriété Heureuse, éd. Actes Sud

Sites :
www.pierrerabhi.org
www.colibris-lemouvement.org

De la médecine réactive vers la médecine préventive …

Qu’en pensez-vous ? La technologie au service d’une bonne pratique …

Formé à l’Université de Lille, Abdennour Abbas est aujourd’hui jeune professeur et Directeur du laboratoire « Biocapteurs et Bionanotechnologies » à l’Université du Minnesota Twin Cities aux États-Unis.

Convaincu que l’auto-diagnostic à domicile sera la « prochaine grande transformation sanitaire », il s’est fixé un objectif : faire des biocapteurs des dispositifs « populaires » pouvant être commercialisés « dans n’importe quelle pharmacie ».

Pour y parvenir, il a conçu une nouvelle méthode de détection déjà testée avec succès dans son laboratoire et jugée un milliard de fois plus sensible que les précédentes tentatives.

Le Burn-out décrit par le Dr Alexis Burger, neuropsychiatre

Découvrez cette excellente vidéo de 14 min 47 sur le Burn-out présentée par le Dr Alexis Burger, neuropsychiatre suisse qui a eu la gentillesse de venir à deux reprises animer deux soirées pour l’ASBL soigner en conscience.

 

Affiche des deux dernières réunions en octobre 2013 et juin 2014

 

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La neuroplasticité : l’étonnant pouvoir de transformation du cerveau

Une très intéressante émission ARTE sur la plasticité neuronale dans les troubles mentaux. durée 52 min 18.

https://www.youtube.com/watch?v=ROYnBEmJeSY&app=desktop

Laissez nous vos commentaires !

 

 

« IL EST URGENT QUE TOUTES LES MÉDECINES COOPÈRENT »

Interview de Psychologie Magazine – Mars 2014 

Propos recueillis par Patricia Salmon

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Psychologies : Vous êtes l’un des premiers, avec le neuropsychiatre David Servan-Schreiber, à avoir encouragé l’association des médecines conventionnelle et non conventionnelles. Qu’est-ce qui vous a convaincu ?

Thierry Janssen : La médecine que j’ai apprise à l’université s’est développée à partir d’une vision réductrice et matérialiste de la réalité. Elle est un produit de la pensée occidentale, qui morcelle et analyse la réalité dans ses moindres détails. Cette manière de penser remonte à la Grèce classique et a été revalorisée au siècle des Lumières, lorsque les philosophes ont postulé que l’être humain était en dehors et au-dessus de la nature, devant utiliser son intelligence pour la dominer. La science analytique a effectivement permis d’échapper à certaines de ses lois, telle que la gravité ; cela nous a permis d’aller sur la Lune. En médecine, elle est à l’origine de grands progrès, en particulier ceux de la chirurgie, qui répare les corps mal formés, cassés et usés, ainsi que la lutte contre les infections, avec les mesures d’hygiène, les antibiotiques et les vaccins. Cela a permis à un plus grand nombre de gens de vivre plus longtemps. Mais il existe aussi des maladies, souvent chroniques, dues à l’usure et aux mauvaises conditions de vie, pour lesquelles cette médecine a peu de remèdes vraiment efficaces.

http://www.thierryjanssen.com/images/chroniques_psycho/interview_psycho_2014_mars.pdf

 

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Etats de conscience modifiés : des espaces culturels de reconstruction psychique

La conscience est l’une des fonctions vitales qui assure la survie de l’individu grâce à la capacité qu’elle génère de s’adapter à l’environnement.

Cette conscience se décline en quatre états :

– l’éveil actif
– le sommeil lent
– le sommeil paradoxal
– et l’état de conscience modifié

Dans le cadre de cet exposé, nous nous intéresserons à ce quatrième état de conscience qui peut être cultivé par des techniques psychologiques mais aussi spirituelles.

Cet état de conscience, décrit dans les expériences mystiques et transcendantales, rapproche du divin, du moi océanique où l’on se perçoit comme étant relié aux autres et au monde par une parfaite harmonie.

Et tout autour du monde, de nombreuses pratiques permettent d’y parvenir, sous réserve d’un investissement personnel régulier et assidu :
La prière, dénominateur commun de toute religion, constitue très probablement l’origine de la modification de l’état de conscience dans l’histoire de l’humanité. Au commencement était le verbe ; et le verbe est éminemment culturel en ce sens qu’il reflète l’ensemble des aspects intellectuels, artistiques et idéologiques d’une civilisation.

De façon générale, quelle que soit sa culture, lorsqu’il ne semble plus y avoir d’issue à un problème existentiel, le recours ultime du croyant, ou même du plus athée, est ce recueillement.

Chacun se centre sur soi, se concentre sur l’espoir de voir la difficulté se résoudre, et fait appel aux dieux ou à sa propre divinité. Comme vous le savez, l’espoir fait vivre et la foi soulève les montagnes. Ainsi, chacun évoque, en fonction de la cosmogonie à laquelle il adhère, ses parents disparus, son ou ses dieu(x), ses prophètes ou ses apôtres.

Saint Thomas d’Aquin écrivait à ce propos : “ Toute idée conçue dans l’âme est un ordre auquel obéit l’organisme : ainsi, la représentation de l’esprit produit dans le corps, ou une vive chaleur ou le froid ; elle peut engendrer ou guérir la maladie. ”

Marc, dans le Nouveau Testament (XI, 24), l’a exprimé clairement : “Tout ce que vous demanderez dans la prière, croyez fermement que vous l’avez obtenu, et cela vous sera accordé.”

L’absorption dans le divin crée un état de conscience chargé d’émotions positives, bénéfiques aux processus de santé comme en témoignent les miracles recensés en tout lieux et à toute époque.

De même, des cérémonies spécifiques à chaque culture sont pratiquées par les chamans et les guérisseurs de tous les pays. Ils utilisent le plus souvent dans le cadre de rituels la récitation de prières ou de mantras (étymologiquement : protection de l’esprit), les chants et parfois les danses, la création de sonorités répétitives favorisant un état de transe grâce aux tambours ou à d’autres instruments de musique, voire l’absorbtion de substances psychédéliques favorisant, comme l’a expérimenté Huxley, l’ouverture des portes de la perception – ce qui permet d’opérer un recadrage inédit de la situation problématique.

Ces différents moyens sont destinées à favoriser de nouvelles expériences de résolution de conflits internes grâce à l’exploration de ses ressources personnelles.

Pour Milton H. Érickson : “un guérisseur voit au-delà de la pathologie du patient, il met en lumière ses forces et les mobilise, et il l’aide à avancer au-delà de ses limitations;

Il trouve des moyens d’ouvrir un passage vers l’esprit inconscient et d’amener les patients à voir leur réalité différemment.

A l’aide d’histoires, de symboles, de mythes partagés et en prescrivant des rituels, des cérémonies et même des épreuves ou des ordalies, lesguérisseurs amènent les gens à porter un regard nouveau sur ce qui leur est familier;

Il crée une expérience de guérison unique pour chaque individu, expérience dans laquelle le patient et le guérisseur sont totalement impliqués.” (1)

De façon générale, la modification de l’état de conscience correspond, en fonction des auteurs, à des dénominations spécifiques qui tiennent compte des dimensions culturelle et historique directement associées à leurs conceptions :

– Il est ainsi baptisé en Inde Turiya (ou chaturtha). C’est un terme sanskrit qui désigne un état de conscience pure et de béatitude. Il est favorisé par la focalisation sur le cycle de son souffle vital, d’inspiration et d’expiration, créant ainsi un état de méditation qui favorise une prise de conscience de soi sans objet ni sujet, éloigné du dualisme habituel du moi et du non-moi et de toute influence matérielle.

Le plus souvent, la méditation se caractérise par une concentration centripète dans l’ici et maintenant sur un seul point de référence qui peut être interne : respiration, relaxation, sensation, incantation, visualisation, paix intérieure, vacuité de l’esprit… ou externe : focalisation sur l’observation attentive d’un objet ou d’une sonorité, d’une image ou d’un symbole.

Les techniques de méditation se trouvent associée à de nombreux courants philosophiques ou religieux : bouddhisme, hindouhisme, jaïnisme; sikkisme, taoïsme, yoga, islam ou chrétienté.

Un lien évident entre l’esprit et le corps s’actualise dans la pratique de la méditation. C’est d’ailleurs le traitement millénaire que l’hindou non occidentalisé utilise pour retrouver l’état de santé. Il en va de même dans la majeure partie des sociétés de culture traditionnnelle.

Ainsi, lorqu’un problème de santé apparaît, celui qui en est atteint s’isole quelques jours de son village et va méditer et prier loin des autres, dans la nature.

Le simple fait de créer un état de conscience modifié et d’espérer le changement suffit bien souvent à la disparition du trouble.

D’ailleurs depuis la nuit des temps, cette connaissance s’est fondue jusque dans la langue de ce pays. En hindi, le mot santé se dit svastha ( sva correspond à : je ; stha équivaut à : stable), ce que nous pourrions traduire par le moi équilibré, l’harmonie entre soi et les autres, son corps et son esprit.

Pour renforcer son état de santé, la pratique de techniques comme les différents types de yoga (étymologiquement l’union avec le divin) est préconisée.

Dans les pays du Maghreb, ce type de pratique s’assimile à la Mouraqaba (étymologiquement le lien du coeur) issue de la méditation soufie.

Chacun est invité à méditer en écoutant le Coran, des salawats ou des sons mélodieux.

L’objectif est de parvenir graduellement au Ghaïba, un état d’effacement correspondant à l’absence du monde des sens ou encore au Fana, l’état de conscience le plus élevé évoquant l’extinction où l’on est détaché du monde matériel et grâce auquel il devient possible de rencontrer Allah.

En Asie, et particulièrement en Chine, la rencontre de la philosophie taoïste avec la pratique des arts martiaux a donné naissance au Taï Chi Chuan (étymologiquement : boxe du faite suprême). Il s’agit à la fois d’une gymnastique de santé, d’un art martial et d’une voie spirituelle.

Une autre forme de gymnastique traditionnelle chinoise est le Qi Gong. C’est à la fois une science de la respiration et de la maîtrise de l’énergie vitale.

Ces deux pratiques associent un travail sur le souffle, sur la prise de conscience de son corps et sur la concentration sur de lents mouvements harmonieux qui donnent accès à un état de conscience modifié.

En occident, les techniques de relaxation se sont progressivement imposées en incluant une dimension de laïcité propre à nos cultures. C’est le cas de l’hypnose et de l’hypnothérapie, du rêve éveillé dirigé ou du training autogène, de la sophrologie de l’hypno-analyse, ou du bio-feed-back.

Le plus souvent, respiration, relaxation musculaire progressive et représentation mentale sont à l’oeuvre dans ces processus de modification de l’état de conscience.

Grâce à ces techniques, l’individu se « débranche » des stimulations du monde extérieur et se centre sur lui-même. Peu à peu, la concentration et le recueillement lui permettent de profiter d’une détente et d’un plus grand sentiment de paix et de sérénité, ce qui favorise une reconstruction psychique sur de nouvelles bases.

D’autant que cette modification de l’état de conscience induit un mode de fonctionnement cérébral différent.

Généralement, face à un stress, l’individu cherche à contrôler la situation. Il l’analyse « objectivement » de façon cartésienne et rationnelle afin d’élaborer un ensemble de solutions. Cette démarche est liée au mode de fonctionnement de l’hémisphère gauche qui est notamment spécialisé dans le traitement de la parole d’un point de vue verbal et linguistique.

À l’inverse, l’hémisphère droit est impliqué dans les processus d’imagerie mentale. L’émotion y est prédominante au même titre que la créativité.

Certains chercheurs estiment que l’état de conscience modifié met « en veilleuse » l’hémisphère rationnel conscient au profit de l’hémisphère créatif inconscient. Des solutions nouvelles et non envisagées peuvent alors apparaître et favoriser ainsi un réaménagement psychique en profondeur.

Un spécialiste américain (Wickramasekera) estime que : « Les patients réagissant bien aux placebos, tout comme les bons sujets hypnotiques, inhibent le mode critique, analytique de traitement de l’information caractéristique de l’hémisphère dominant et verbal (hémisphère gauche). » ; Et cela au profit de l’utilisation de l’hémisphère droit.

Cette conception tend à expliquer que l’état de conscience modifié permette de bénéficier d’une meilleure adaptation face au stress, d’où une logique rétroaction au niveau de la psyché, mais aussi du système immunitaire.

Un certain nombre de recherches expérimentales montrent que ces techniques de gestion du stress mettent en action le système parasympathique, dont l’activation est liée au bien-être psychologique et somatique.

Celui-ci correspond à un état de vagotonie, de tranquillité intérieure, dont l’action bénéfique se ressent sur les systèmes immunitaire, endocrinien et, de façon générale physiologique.

Comme nous l’avons vu, la dimension culturelle est à l’oeuvre dans chaque processus spécifique de modification de l’état de conscience.

En effet, chaque culture dispose de ses techniques privilégiées propres à ses modes de représentation, à ses symboles et à son histoire.

Parvenu à ce niveau de nos réflexions, on peut s’interroger : existe-t-il un ou plusieurs états de conscience modifiés ?

Je serais tenté de penser qu’il en existe une infinité. Notre état de conscience semble prédéfini par une multitude de facteurs internes plus ou moins variables : nos héritages génétique, biologique, culturel, social, familial, etc., constituent notre personnalité.

Il en découle la façon dont nous participons à créer la réalité qui nous environne.

À partir de là, notre état de conscience est également modifié en permanence par tout un ensemble de facteurs externes : par la façon dont on a passé la nuit, par notre alimentation, notre environnement, nos interactions avec les autres et avec le monde extérieur…

Notre état de conscience semble donc se modifier en permanence au gré de nos expériences de vie mais aussi en fonction de notre adéquation avec notre culture.

Certains de ces états de conscience sont favorables à notre vitalité et il est bien sûr utile de les cultiver.

Tout ce qui constitue l’optimisme, l’espoir, la joie, la curiosité, l’enthousiasme, le bonheur, etc., participe à nous mettre en contact avec la pulsion de vie et à en ressentir les bienfaits au niveau psychologique et somatique.

D’ailleurs, dans la mythologie grecque, après bon nombre d’épreuves dans lesquelles la nature sous toutes ses formes s’avère une précieuse alliée, Psyché parvient à reconquérir l’amour d’Eros et donne naissance à leur fille Volupté.

En d’autres termes, l’esprit qui aime la pulsion de vie engendre ce voluptueux sentiment.

Et comme nous l’avons vu, c’est justement ce sentiment de volupté qui émerge de la modification réussie de l’état de conscience.

Il est possible d’émettre l’hypothèse que l’efficacité de ces techniques repose sur le fait de puiser dans nos ressources intérieures façonnées par notre culture mais aussi d’explorer notre propre divinité dans le cadre d’un état de conscience modifié.

C’est en cela que les états de conscience modifiés constituent des espaces culturels de reconstruction psychique.

Paul Zveguinzoff

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Psychologue clinicien, hypnothérapeute, Directeur de l’association Agir pour sa Santé http://agirpoursasante.free.fr agirpoursasante@free.fr

(1) Le Dr Milton H. Érickson – médecin et guérisseur américain. B.A. Érickson et B. Keeney. Le Germe. 2008. Témoignage de C. Hammerschlag – p.269.

Une étude d’Harvard évalue l’impact de la méditation sur le cerveau

 

De nombreuses études ont montré les nombreux avantages physiologiques de la méditation, et la dernière vient de l’Université Harvard.

Une étude de huit semaines menée par des chercheurs de Harvard au Massachusetts General Hospital (MGH) a déterminé que la méditation reconstruit littéralement la matière grise du cerveau en seulement huit semaines. C’est la première étude à documenter que la méditation produit des changements au fil du temps dans la matière grise du cerveau. ( 1 )

 

“Bien que la pratique de la méditation est associée à un sentiment de calme et de relaxation physique, les praticiens ont longtemps prétendu que la méditation offre également des avantages cognitifs et psychologiques qui persistent toute la journée. Cette étude démontre que les changements dans la structure du cerveau peuvent expliquer une partie de ces améliorations signalées et que les gens ne se sentent pas seulement  mieux parce qu’ils passent du temps de détente “.  – ( 1 ) Sara Lazar du Programme de recherche neuroimagerie MGH psychiatrique et un instructeur Harvard Medical School en psychologie

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L’étude a impliqué la prise d’images de résonance magnétique (IRM) du cerveau de 16 participants pendant deux semaines. Les images IRM des participants ont également été prises après que l’étude soit achevée                         

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“L’analyse des images IRM, qui a porté sur les domaines où les différences de méditation associées ont été observés dans des études antérieures, a trouvé une augmentation de la densité de matière grise dans l’hippocampe, connu pour être important pour l’apprentissage et la mémoire, et dans les structures associées à la conscience de soi, la compassion et l’introspection. “ ( 1 )

Pour l’étude, les participants se sont engagés dans la pratique de méditation chaque jour pendant environ 30 minutes. Ces pratiques consistaient a se concentrer sur des enregistrements audio de méditation guidée, prise de conscience, non-jugement des sensations, des sentiments et de l’état d’esprit.

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Photo Illustrant les mesures par IRM avec Professeur Richard Davidson et Matthieu Riccard

«C’est fascinant de voir la plasticité du cerveau et que, en pratiquant la méditation, nous pouvons jouer un rôle actif dans l’évolution du cerveau et pouvons augmenter notre bien-être et qualité de vie. D’autres études dans différentes populations de patients ont montré que la méditation peut apporter des améliorations importantes dans une variété de symptômes, et nous étudions actuellement les mécanismes sous-jacents dans le cerveau qui facilitent ce changement. »- ( 1 )  Britta Holzel, premier auteur de l’article et chercheur à l’Université de Giessen MGH et en Allemagne

 

ronde

Comment méditer

Une idée fausse commune sur la méditation, c’est que vous devez vous asseoir d’une certaine manière ou faire quelque chose en particulier pour atteindre les différents avantages qu’elle peut fournir. Tout ce que vous avez à faire est de vous placer dans une position qui est confortable pour vous. Cela peut être assis les jambes croisées, couché dans un lit, assis sur un canapé, etc, c’est votre choix.

Une autre idée fausse commune au sujet de la méditation, ce est que vous avez à “essayer” de vider votre esprit. Un facteur important, que j’ai apprécié a la lecture de l’étude mentionnée ci-dessus est que les participants étaient engagés dans “la conscience du non-jugement des sensations, des sentiments et de l’état d’esprit.” En méditant, vous ne devriez pas essayer de faire le “vide” dans votre esprit. Au lieu de cela, essayez de laisser vos pensées, les sentiments et les émotions que vous ressentez à l’écoulement du temps. Ne les jugez pas, laissez-les aller et venir et être en paix avec elle. Le vide se fera plus tard, tout seul.

Je crois aussi que la méditation est un état d’être / esprit plus qu’autre chose. Je pense que l’on n’a pas à s’asseoir pendant une demi-heure et “méditer” pour ainsi dire, afin de récolter les avantages de celui-ci, ou de s’engager dans la pratique elle-même. On peut être engagé dans la méditation alors qu’on est sur un pied, par exemple, ou juste avant de dormir. Tout au long de la journée, on peut résister à juger nos pensées, laisser couler jusqu’à ce qu’ils ne soient plus, ou tout simplement être dans un état constant de paix et de la conscience de soi. Contrairement à la croyance populaire, il y a plus d’une façon de méditer.

“Vous devez comprendre une des choses les plus fondamentales sur la méditation: qu’aucune technique conduit à la méditation. Les anciennes soi-disantes techniques et les nouvelles techniques de biofeedback scientifiques sont les mêmes dans la mesure où la méditation est concerné. La méditation n’est pas un sous-produit d’une technique. La méditation arrive au-delà du mental. Aucune technique ne peut aller au-delà l’esprit “-. Osho

 

Article écrit par Laurent Freeman

Lien : http://stopmensonges.com/une-etude-dharvard-devoile-ce-que-la-meditation-fait-litteralement-au-cerveau/Sources:

Capture d’écran 2015-01-24 à 19.40.42 (1)   http://news.harvard.edu/gazette/story/2011/01/eight-weeks-to-a-better-brain/

 

Pour une médecine intégrative ?

Capture d’écran 2015-01-18 à 16.26.01Plusieurs auteurs comme David Rakel,Snyderman

et Weil, Kligler et Maizes ainsi que le National Center

for Complementary and Alternative Medicine

(NCCAM) des National Institutes of Health (NIH)

des États-Unis proposent des définitions qui cherchent

à cerner le concept de médecine intégrative.

 

À travers les définitions, voici différents aspects

qui la caractérisent

 

  • Elle intègre les meilleurs soins de la médecine

scientifique occidentale et ceux des approches

complémentaires

 

  • Elle repose sur des données probantes quant à l’efficacité

et à l’innocuité des méthodes proposées.

 

  • Elle s’attarde à la prévention et au maintien de la

santé en s’intéressant aux différentes facettes du

mode de vie : alimentation, activité physique, gestion

du stress et bien-être émotionnel.

 

  • Elle considère le patient comme un être unique

et entier, dans ses dimensions sociales, psychologiques,

spirituelles et communautaires autant que

biologiques et corporelles.

 

  • Elle considère que le patient est un acteur important

dans la gestion de sa santé et des soins

qu’il reçoit.

 

  • Elle met l’accent sur la relation thérapeutique.

 

  • Elle se préoccupe du soulagement et du soutien

autant que de la guérison.

 

  • Elle s’attarde à la recherche et à la compréhension

des processus de santé et de guérison ainsi qu’aux

moyens de faciliter ces derniers.

 

  • Elle encourage la compréhension de la culture

du patient et de ses croyances pour favoriser

la guérison.

 

  • Elle recherche et enlève les barrières qui peuvent

bloquer la réponse innée de guérison du corps.

 

  • Elle emploie des interventions simples et naturelles

avant de passer à celles qui sont plus coûteuses

et interventionnistes.

 

  • Elle voit la compassion comme toujours utile,

même lorsque d’autres avenues ne le sont pas.

 

  • Elle accepte que la santé et la guérison soient propres

à chacun et puissent différer chez deux personnes

atteintes de la même maladie.

 

  • Elle encourage les soignants à explorer leur propre

équilibre de santé, ce qui leur permettra de mieux

intervenir en ce sens auprès de leurs patients.

 

  • Elle exige des fournisseurs de soins qu’ils agissent

en tant qu’éducateurs,modèles de rôle et mentors

pour leurs patients.

 

  • Elle encourage le travail de collaboration, non seulement

avec le patient, mais aussi avec une équipe

interdisciplinaire pour améliorer la prestation

des soins.

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extrait d’un article écrit par Luce Pélissier-Simard et Marianne Xhignesse Le Médecin du Québec, volume 43, numéro 1, janvier 2008

Jules, un merveilleux petit bout !

 

J’ai envie de vous raconter cette expérience magnifique qu’il m’a été donné de vivre, il y a quelques jours, lors d’une consultation.

Un souvenir « WOW », extraordinaire, merveilleux.

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Lisez plutôt…

 

J’ai reçu, Jules, 2 ans et demi, pour une séance de sophrologie ludique. C’est sa pédiatre qui a conseillé à ses parents, la sophrologie. Jules a mordu des enfants de sa classe ainsi que son institutrice…

Jules a de la colère en lui.

Nous commençons la séance, d’abord à 4, Jules, ses parents et moi. Et puis, comme convenu, je poursuis seule, avec lui. Il a été rapidement en confiance, grâce à des jeux de sophrologie. Nous avons ensuite réalisé quelques exercices de sophrologie.

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C’est ainsi, que je lui montre et que je lui explique le premier exercice « Bonhomme pinoccio/bonhomme caoutchouc ».

Je l’invite à le refaire avec moi et là, il me répond : attend « Doudou va le faire  » et il s’applique, avec beaucoup de sérieux, à placer son doudou dans la position de bonhomme Pinoccio et puis dans celle de bonhomme caoutchouc.

Je lui demande ensuite et Jules peut-il aussi faire bonhomme Pinoccio/bonhomme caoutchouc ? Oui et il s’est couché sur le tapis, pour réaliser cet exercice devant moi, émerveillée.

WOW !! J’ai été touchée et émue par ce petit bonhomme haut comme trois pommes ! Avec quelle vitesse, il a compris et appliqué « cet outil ».

J’ai encore un grand sourire, en partageant avec vous, ce moment positif

J’ai raconté cette séance à la pédiatre de Jules, qui elle aussi a eu un grand sourire.

 

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Comme quoi, apprendre à gérer ses émotions, on peut le faire très tôt !

Ces expériences de sophrologie ludique vont aider l’enfant à développer une plus grande sensibilité, à mettre des mots sur ce qui se passe en lui, à comprendre ses propres sensations et celles des autres. Ces jeux, ces applications sophro l’y encouragent et le motivent de façon simple et amusante.

Et les bienfaits sont rapides.

Un beau cadeau que ses parents lui ont fait, en lui permettant de découvrir la sophrologie.

 

La sophrologie : un bel outil qui aide les enfants à mieux maîtriser leur univers en l’aidant à en savoir plus sur lui et sur les personnes qu’ il est amené à rencontrer.

Avec cœur, 

 

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P.S. Vous avez aimé cet article ? Merci de laisser un commentaire et de partager.

Apprendre avec le coeur

 

 

Eduquer avec le coeur, sentir, reconnaître ses propres émotions, comprendre celles des autres, c’est le défi de notre société qui connaît beaucoup de choses mais qui ne sait pas toujours les utiliser.

Découvrez en cliquant sur la photo ci dessous une très belle vidéo de 2 minutes réalisée par le centre  » Eduquer avec le coeur  » par le Dalai Lama.

 

 

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sinon voici le lien https://www.youtube.com/watch?v=jyZHJPhQp7I

merci de partager cette vidéo et de nous transmettre vos idées sur cette thématique.

 

 

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Quel place est selon vous donné à cet enseignement dans nos études ?

suffisante ?

insuffisante ?

Ce n’est pas l’endroit pour le faire ?

Merci pour vos commentaires, remarques, suggestions.

Je suis Charlie, de la nécessité de se poser

 

Je suis Charlie

De la nécessité de se poser

 

Nous sommes tous aujourd’hui submergés par la colère et le chagrin devant ce déferlement de violence et devant cette attaque contre ce qui constitue le socle même de notre existence : la liberté de penser, la liberté d’être, la liberté d’aimer.

 

Nous nous sentons tous, en ce sens, je crois, profondément menacés. Combien d’entre nous, n’ont pas pu dormir ni retenir leurs larmes ? Combien d’entre nous ont senti, de manière plus ou moins précise, qu’attaquer Charlie Hebdo, des policiers ou un supermarché casher c’était s’attaquer aussi à notre propre personne ?

 

Face à cette situation, nous entendons beaucoup de proclamations d’intention.
Elles sont certes nécessaires.
Il faut affirmer la liberté d’expression, le sens de la République, le rejet de toute haine de l’autre et ici de l’effroyable antisémitisme.
Mais cela ne suffit nullement.

 

Nous entendons aussi beaucoup d’experts proposer leur analyse.
Certes il faut chercher à penser ce qui s’est passé.
Mais le temps de la pensée, n’est pas le temps de l’urgence.
Nous voudrions que tout ait un sens. Nous voudrions comprendre. Mais d’abord il faut accepter que le sens vacille. Il faut accepter de ne pas vouloir aller trop vite. Et c’est le sens très fort de la marche de cette après midi.

 

Dans une telle situation, la méditation est absolument décisive et j’écris cette lettre aussi pour inviter chacun à prendre un moment pour le faire.
Au premier chef, la méditation nous permet de nous arrêter. De prendre le temps de simplement nous ouvrir à ce que nous, nous ressentons.
Parfois, nous avons écouté des informations en boucle, cherchant à calmer notre inquiétude, à discerner un sens. Il faut prendre le temps d’arrêter. De se poser. D’être en silence. Accepter d’être perdu. Accepter de ne pas savoir que dire. Accepter que nos émotions, comme toutes les émotions, ne sont pas tout à fait justes, ne suffisent pas à nous mettre à l’unisson de ce qui se passe.
Nous arrêtons alors de nourrir une sorte de panique qui vient geler et étouffer l’expérience réelle.

 

Ne pas fuir la douleur

 

Je n’ai cessé depuis des années de dénoncer l’idée malheureuse que la méditation serait une façon de se vider l’esprit, d’être « zen ». Est-ce cela que nous voudrions aujourd’hui ? Evidemment non.
Nous ne voulons pas être heureux, nous avons besoin d’apprendre à avoir un rapport juste à la douleur. Tel est précisément le sens réel de la méditation. Et par là, elle apaise profondément.
Parfois, je dois reconnaître qu’écoutant les informations, je suis gêné par le ton de certains journalistes qui, je trouve, manquent de sobriété, de tenue et de dignité.
Malgré la peur, malgré la douleur, nous devons rester dignes. Cela n’est possible qu’en étant honnêtement en rapport à ce que chacun de nous ressent.

 

Méditation sur l’amour bienveillant

 

Mercredi quand j’ai dû diriger la pratique de la méditation, j’ai été saisi, pendant un moment, d’un profond désarroi. Que faire dans une telle situation ? Il était évident qu’il fallait laisser tomber l’enseignement que j’avais prévu et, tous ensemble, s’engager dans la pratique de la présente attentive mais surtout dans celle de la bienveillance.

 

La pratique de la bienveillance se fait en deux grandes étapes.
Etant entré en relation à ce que vous vivez, il faut avoir une attitude de bienveillance. Votre douleur, prenez-là dans vos bras, comme si elle était un enfant qu’on vous aurait confié. Prenez votre douleur et posez-là dans le berceau de la tendresse la plus aimante.
Ne la jugez pas. Apaisez votre douleur avec l’éventail de la douceur.
Si nous ne ressentez rien de particulier, car tout est trop flou, trop confus pour que vous sachiez réellement ce que vous ressentez, éprouvez de la bienveillance pour cela.
Eprouvez de la bienveillance si vous êtes débordé, abasourdi, désarçonné, plein de haine ou de colère.
Accueillez avec bienveillance votre découragement, votre désespoir, votre inquiétude ou votre angoisse.

 

Dans un deuxième temps, après avoir pris soin de votre propre douleur, ouvrez votre cœur. Ouvrez notre cœur envers tout ceux qui en ce moment souffrent comme vous, vivent la même détresse que vous.
Prenez toute cette douleur dans vos bras. Apaisez-là.
Quand des événements aussi terribles surviennent, il est normal de sentir une forme d’impuissance, d’avoir l’impression de perdre quelque chose de notre vaillance, de notre courage. Pratiquer la méditation est une manière très réelle de nous mettre à l’unisson de la peine du monde, de témoigner notre solidarité envers ceux qui souffrent, de sentir que nous sommes tous unis dans une même douleur. Qu’en réalité, nous ne sommes pas démunis. Notre cœur qui souffre en témoigne. Il est ouvert.

 

Pratiquer la bienveillance en un moment de grand chaos est une manière très réelle et très belle de garder un rapport vivant à la dignité la plus pure de l’être humain. Car notre dignité, ne consiste pas à savoir que faire, à être parfait, mais simplement à avoir l’aspiration que tous les êtres soient libres de la souffrance, que chacun puisse trouver la paix profonde du cœur.

 

Article écrit par Fabrice Midal

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Extrait du livre « Médecins, devenez guérisseurs » Vlady Stevanovich

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Merci encore à Simone Pétrequin de nous avoir offert ce moment de centrage, vous pouvez en savoir plus sur son travail en cliquant sur le lien.

Voici ci dessous un extrait d’un livre que j’apprécie beaucoup de son professeur Vlady Stevanovich , aujourd’hui décédé. Ce texte fait partie du préambule des statuts de notre ASBL.

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« Vous êtes soignant.

Vous avez donc choisi de consacrer votre vie aux autres.

De les soigner.

De vous occuper d’eux.

Mais qu’est-ce que cela veut dire : s’occuper des autres ?

Si nous devons nous occuper des autres, c’est que les autres ont besoin que l’on s’occupe d’eux. Mais qu’est-ce qu’un autre ?

C’est d’abord quelqu’un qui parle, qui parle, qui parle.

C’est quelqu’un qui parle beaucoup.

C’est ensuite quelqu’un qui respire, qui mange, qui boit, qui dort, qui se réveille.

C’est quelqu’un qui a deux bras et deux jambes, une tête et un corps et cinq sens.

En un mot, c’est moi.

 

Mais oui !

Toute cette description s’applique très exactement à moi-même.

L’autre c’est un moi.

Ce qui nous distingue c’est l’impression que moi, j’ai mon moi à moi et que lui à son moi à lui.

S’occuper d’un autre c’est donc s’occuper d’un moi qui n’est pas mon moi à moi.

 

Que de moi, que de moi !

Si chaque moi a besoin qu’on s’en occupe et que moi je dois m’occuper des moi des autres, qui va s’occuper de mon moi à moi ?

Quelqu’un d’autre ?

C’est bien compliqué tout ça !

Ne serait-ce pas infiniment plus simple si chacun s’occupait de son moi à soi ? »

 

Vlady Stevanovich

Capture d’écran 2015-01-04 à 23.17.28  Interview de Michèle cédric à la RTBF il y a déjà quelques années

Conseil ZEN n°1 : Aujourd’hui, quelles lunettes avez-vous décidez de porter ?

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Comment vous sentez-vous dans votre vie, là ici et maintenant ?
Pensez-vous qu’elle pourrait être plus douce, plus zen et plus joyeuse ?

Etes-vous prêt(e) à agir pour atteindre cet objectif ?

 

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Continuer la lecture « Conseil ZEN n°1 : Aujourd’hui, quelles lunettes avez-vous décidez de porter ? »

Pour(quoi) méditer ?

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Pour(quoi) méditer ?
Que cherche-t-on dans la méditation ?

Prenons un verre d’eau troublée par la boue . Déposons – le sur une surface plane . Au bout d’un temps , la boue se décante au fond du verre . Et l’eau redevient limpide , transparente .

 

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Dans la Méditation authentique , il n’y a ni profit , ni intérêt . Pas de but non plus !

Ne rien faire . Juste Etre , éveillé , conscient , présent . Ici et maintenant .

Pendant la Méditation Assise , nos pensées se déposent , nos émotions s’apaisent . L’esprit redevient limpide . Et la Paix intérieure , la Joie profonde transparaissent . Nous revenons alors à notre Essence véritable, notre Pure Conscience , de soi , des autres , de ce qui EST( d’où l’importance de méditer les yeux ouverts , les oreilles ouvertes , de façon « panoramique » pour être en contact , en relation , à coeur ouvert , avec l’entourage , l’environnement …)
Ainsi , après la Méditation Assise , cet état de Paix intérieure , de Joie profonde continue à nous habiter dans le quotidien . Cette attitude intérieure nous relie alors à notre Source vivante , prêts à partager , à donner , à transmettre …

 

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Texte et calligraphie ( = ETERNITE ) , réalisés par Liên NGUYEN .[/fusion_text][one_half last= »no » class= » » id= » »][/one_half][one_third last= »yes » class= » » id= » »][/one_third][one_fourth last= »no » class= » » id= » »][/one_fourth][three_fifth last= »yes » class= » » id= » »][/three_fifth][three_fourth last= »no » class= » » id= » »][/three_fourth][fullwidth backgroundcolor= » » backgroundimage= » » backgroundrepeat= »no-repeat » backgroundposition= »left top » backgroundattachment= »scroll » bordersize= »0px » bordercolor= » » borderstyle= » » paddingtop= »0px » paddingbottom= »0px » paddingleft= »0px » paddingright= »0px » menu_anchor= » » class= » » id= » »][/fullwidth][one_half last= »yes » class= » » id= » »][/one_half]

Marches consciente et afghane au quotidien,  Assises en pleine nature 

 

La marche consciente est une démarche holistique, une pratique psycho-corpo- spirituelle du quotidien, une méditation dans l’action. 

Sur le plan corporel, elle vise à calmer le mental, détendre le corps, relaxer l’esprit pour rentrer dans une autre conscience du corps et l’habiter pleinement.

Elle contribue à se (re)centrer sur soi, s’enraciner dans son quotidien, s’aligner sur ses choix et valeurs de vie, à cultiver  la paix en Soi pour améliorer la relation à soi-même et donc aux autres, en douceur et en confiance.

Sur le plan spirituel, elle contribue à se relier avec son environnement et aux forces vives de la nature, à (re)trouver la Joie profonde, sa verticalité intérieure en mettant pas à pas plus de conscience de la place de chacun dans l’Univers. Alors le pas déposé en conscience à la terre prend un tout autre sens.

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La marche afghane s’inscrit dans une démarche de santé autonome  et accessible à tout le monde parce qu’elle est simple et naturelle.

Elle englobe une pratique du souffle avec l’apprentissage  de rythmes respiratoires régénérants et dynamisants ainsi qu’une pratique de la juste posture du corps en marche.

Pratiquée au quotidien,  elle  améliore  la  circulation de l’énergie vitale, régénère toutes nos cellules et procure équilibre et vitalité.

Outil de santé originel et naturel, elle favorise un lien profond entre l’humain et son milieu de vie, développe une mobilité douce basée sur une énergie universelle.

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L’assise en nature et en montagne est un temps de recueillement dans le « rien faire », afin de communier intimement avec la nature et l’immensité environnantes. Elle équilibre et rythme, en stage de marche consciente la journée. Pause en nature pour accueillir, avec une légère guidance ce qui est et « se laisser méditer » par la beauté environnante, la montagne, les arbres. Notre corps devient alors un espace d’accueil d’où tout notre Etre peut fusionner avec plus grand que nous.

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La montagne, chemin d’élévation nous invite à nous dépouiller pour avancer vers plus de conscience de soi. Chemin de verticalité, nous nous élevons entre terre et ciel pour retrouver notre axe, notre essentiel. Par l’espace plus vaste tout autour de nous, pas à pas, nous élargissons notre espace intérieur.  Là haut, sur les estives verdoyantes ou dans les forêts de châtaigners centenaires, ou encore tout prêt des ruisseaux abondants, c’est un véritable rendez vous avec  plus de simplicité, plus de gratuité et plus de beauté que nous nous offrons pour les ramener dans nos vies quotidiennes. Là haut, l’air est plus vif, les couleurs plus pures, la lumière plus généreuse, notre pas plus habité et notre Etre plus vivant !

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Mariehélène Faurès 

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Bientôt en 2015, un nouveau site !

Comment gérer le stress ?

Au travail, en famille, apprenez à apprivoiser le stress et ses conséquences.

Bientôt sur le site des articles, des idées, des propositions présentées par de nombreux spécialistes.

Le site se prépare à une nouvelle interactivité, n’oubliez pas de vous inscrire à la newsletter, pour recevoir nos propositions …

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Dr Jean-Marc Desmet

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